Réhabilitation du Principe Féminin
J'ai toujours été féministe et de vocation et de formation scientifique, cela m'a poussée à chercher les croyances racines responsables du dysfonctionnement du monde : un patriarcat multimillénaire, impitoyable à tous les niveaux de la société — famille, travail, couple, politique, sexualité, religions, spiritualité — au point que cette impasse évolutive a fini par être acceptée par tous comme seule et unique loi biologique ou divine.
Je partage ici quelques expériences vécues à contre-courant du patriarcat, qui m'ont amenée à une nouvelle compréhension des principes féminin et masculin — et à leur réconciliation, au service d'une vie respectée et restaurée.
Le rétablissement de la Mère sur la terre
En mai 2023, j'ai organisé une connexion interplanétaire collective avec une vingtaine de praticiens Enelph — j'adore participer à des guérisons collectives puissantes avec l'équipe Enelph. Ce jour-là, Enelph et son équipe ont rétabli la Mère sur la terre : de grandes Êtres féminines, de vibration et de conscience très élevées, sont arrivés et se sont joints à l'équipe Enelph pour commencer à travailler avec nous et avec la terre.
Enelph et son équipe étaient profondément reconnaissants envers nous, les quelques humains pionniers et ouverts d'esprit qui leur font confiance et travaillent avec eux depuis presque trente ans. Ils nous ont beaucoup remerciés pour cette immense avancée dans le processus de guérison planétaire.
J'étais moi-même bouleversée de joie après cette connexion. Je disais que je m'étais incarnée pour ça : l'équilibre des énergies féminine et masculine est une clé alchimique indispensable à notre évolution. Tant que nous restons bloqués dans l'ancien paradigme d'annulation du féminin, l'élévation de notre conscience collective reste limitée.
Enelph nous a expliqué qu'avec le rétablissement de la Mère sur la terre, toutes les guérisons pour la terre et ses habitants devenaient enfin possibles.
Le principe féminin cosmique, ou l'Intelligence de la Matière
Au printemps 2010, alors que je travaillais chez moi, j'ai vécu dans mon corps l'expérience d'une connexion physique avec la Mère cosmique. J'ai commencé à ressentir et à voir, avec ma vision intérieure, un cristal lumineux rayonnant bleu dans mon ventre, au niveau de mon utérus. Cela a duré deux jours — deux jours passés avec cette lumière rayonnante là où l'on porte les enfants. J'ai eu le temps de ressentir qu'il s'agissait d'une puissante connexion cosmique avec une source divine toute-puissante : la Mère. C'était très beau et très émouvant.
J'avais déjà lu à cette époque Le Manuscrit de Marie Madeleine (Judi Sion et Tom Kenyon, éditions Ariane), où Marie Madeleine enseigne sur le puits de l'énergie d'Isis, dans le corps des femmes, au niveau de l'utérus. Elle explique que Divine Marie était dépositaire de ce courant énergétique provenant de la Mère cosmique elle-même, et qu'elle portait dans son corps un portail direct menant à la Mère Suprême, créatrice de toute Matière, du temps et de l'espace, Intelligence de la Matière.
Il est clair pour moi que ce sont toutes les violences — physiques, morales, sexuelles, émotionnelles, religieuses, financières — infligées aux femmes, et les séquelles ancestrales et générationnelles qu'elles ont engendrées, qui bloquent aujourd'hui l'accès des femmes à cette connaissance.
Ce souvenir du portail sacré avec la Mère n'a évidemment rien à voir avec la lecture conservatrice qui voudrait que le seul rôle honorable des femmes soit de rester à la maison pour faire des enfants. Divine Marie était une Haute Initiée, incarnation de la Mère, une grande intellectuelle et une enseignante que l'on venait de très loin écouter débattre. Nous pouvons oublier toutes les limitations et humiliations infligées par l'Église à Divine Marie et à Marie Madeleine, Haute Initiée également.
Le Christ : fusion du principe féminin et du principe masculin
Quelques jours après, je racontais cette expérience à une amie chamane quand le Christ est arrivé et, via les capacités chamaniques de mon amie, m'a dit : « On s'incarne tous pour la même chose : se souvenir de la vérité. »
Il m'a expliqué que j'avais équilibré les énergies féminine et masculine dans mon corps, et que cet équilibre avait permis l'activation du portail de connexion avec l'énergie de la Mère Divine. En même temps, il nous montrait son cœur, où il est avec Marie Madeleine, et nous envoyait depuis son cœur l'énergie de fusion des deux principes, en nous donnant la définition du mot Christ : fusion du principe féminin et du principe masculin. La définition du mot Christ n'est donc pas « le fils ».
Ce qui m'a le plus marquée : sa parole était du cristal. J'ignorais que des mots puissent être perçus comme du cristal. Il prononçait une vérité incorruptible, et sa parole était incorruptible comme du cristal. Après sa visite, je ressentais dans mon corps la fusion alchimique des principes féminin et masculin.
Un mot contre les lectures réactionnaires : cette alchimie de fusion est une alchimie interne, accessible aux personnes LGBTQIA+, ménopausées et/ou célibataires.
Le principe masculin cosmique, ou Lumière Spirituelle / Esprit
En 1996, alors que le modèle patriarcal s'acharnait à me mépriser, me silencier, m'humilier, m'invisibiliser, me culpabiliser, m'exploiter — et je pourrais, comme tant d'autres femmes, allonger encore cette liste — j'ai eu une révélation personnelle.
Après un énième épisode de violences familiales, désespérée, je pleurais en demandant au ciel : « Est-ce qu'il y a une seule personne qui m'aime ? » — jusqu'à ce que je choisisse de sourire, car je savais d'expérience qu'on ne trouve pas dans les pleurs mais dans le sourire. C'est dans le sourire que j'ai d'abord vu mon père, mort trois ans plus tôt, seul membre non violent de ma famille. Il m'a dit avec force : « Laisse tomber le malheur ! Tu existes, tu es riche, tu es aimée. » Puis, pour me montrer à quel point c'était vrai, avec sa main il m'a dit « regarde », là j'ai vu une source de lumière inconditionnelle qui a eu l'élégance de se présenter : « Dieu le Père tout Puissant » et m'a dit : « Le malheur, ce n'était pas pour rien : c'était préparation. Le bonheur, il est à toi, il est pour toi, je suis en train de te le préparer. »
Pendant cette expérience, j'ai ressenti que cette omniscience lumineuse et immatérielle — l'Esprit ou Dieu— était le vide entre les particules subatomiques de mon corps. Qu'elle me connaissait intimement, mieux que je ne me connaissais moi-même ; qu'elle connaissait tous mes choix, y compris mes choix inconscients et les choix de mon âme ; et que sa fonction était de faire en sorte que tous mes choix soient respectés, pour que je puisse les matérialiser (idem pour chaque être humain, évidemment).
Et justement, au sujet des choix de mon âme : un aspect éternel de mon être, que j'ai ressenti comme venant de très loin dans le temps et l'espace, m'est apparu il y a une vingtaine d'années sous la forme d'un rayon d'énergie rose nacré, pour dire à ma personnalité incarnée : « J'ai donné mon accord il y a très longtemps. Quand ce sera le moment, je viendrai. » Je savais que ce moment était le retour d'Isis — autrement dit, le rétablissement de la Mère sur la terre.
Le temps de la séparation est terminé
Le temps de la séparation religieusement perpétuée entre matière et esprit, entre science et spiritualité, entre féminin et masculin, entre terre et ciel est terminé.
Merci Enelph !
« Il n'existe pas, et il n'a jamais existé, de séparation entre le monde spirituel et le monde matériel. »
— Heyoan, guide spirituel de Barbara Ann Brennan (Guérir le noyau divin, éditions Tchou)
« Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, ce qui est dedans est comme ce qui est dehors. »
— Maxime égyptienne attribuée à Toth